La pédagogie
De trop nombreux jeunes quittent l’école avec trop peu de qualifications. Dans le contexte d’amélioration globale des niveaux d’éducation, les coûts d’un abandon sont encore plus élevés que par le passé car, comme dans plusieurs pays, les offres d’emploi à l’intention des personnes non qualifiées se font rares et notre région n’y fait pas exception. Il faut donc offrir un nouveau milieu d’apprentissage à ces clientèles pour qu’elles puissent compléter leur programme de formation et ainsi contribuer au développement de leur région.
En offrant une formation plus rapide en utilisant une entreprise-école comme lieu de formation, nous contribuons à :
La prévention du décrochage scolaire
Les études confirment l’intérêt et la motivation des jeunes à réaliser des apprentissages concrets. La réforme implantée au primaire et au secondaire en est un exemple parfait avec l’approche par projets.
Selon une étude du professeur chercheur Jacques Roy, la génération étudiante actuelle peut se décrire comme la génération du «qu’est-ce que cela donne ?» En effet, les jeunes recherchent la pertinence et l’utilité de leurs apprentissages immédiatement. Encore là, l’approche par projets et par problèmes en lien avec l’entreprise-école transforme les apprentissages théoriques en des applications pratiques.
Une telle approche contribue à réduire le décrochage scolaire particulièrement avec les garçons.
Le raccrochage scolaire et social (clientèle défavorisée)
La formule du DEC sur 2 ans s’avère plus intéressante pour les gens qui entreprennent un retour aux études. En effet, une année de moins leur permet, selon leur situation, de bénéficier de soutien financier de l’État ce qui n’était pas possible lorsque le programme s’offrait sur trois ans.
Cette année, 25 % de notre clientèle bénéficie d’un tel support et soulignons que sans ce soutien ces étudiants n’auraient fort probablement pas entrepris de retour aux études faute de moyens financiers adéquats. Nos estimations nous portent à croire que cette proportion devrait croître jusqu’à tout près de 35 % dans un avenir proche.
Le retour et l’établissement de jeunes en région
Les études nous confirment que plus un jeune peut poursuivre sa formation dans sa région, plus il y développera un attachement et désirera y demeurer. Nous observons ce constat depuis plusieurs années. En effet, plusieurs de nos finissants occupent des emplois dans la région après avoir complété leur formation et ce même pour ceux qui poursuivent à l’université.
Durant leur formation, de part les projets pédagogiques, les jeunes développent un réseau de contacts qui facilite leur entrée sur le marché du travail. Depuis quelques années, certains sont même ciblés avant la fin de leur programme d’études par des employeurs de la région. Il va sans dire qu’un tel constat favorise l’établissement et le retour des jeunes en région.



